Turquie – Cappadoce – Derviches Tourneurs


Un derviche (du persan درويش [derwiš], pauvre, mendiant) est une personne suivant la voie ascétique soufie (la « Tarîqa », la manière), requérant une pauvreté et austérité extrêmes, semblable aux moines des ordres mendiantschrétiens ou aux sādhus hindous, bouddhistes ou jaïns. Il s’agit d’une pauvreté spirituelle, comme insinuait Jésus Christ, face à la connaissance de soi et des mystères de l’univers, impliquant naturellement une recherche pour trouver les mystères de la création. Et Tarîqa en tant que la voie de préparation des capacités intellectuelles à percevoir d’autres dimensions que les 5 en notre possession dans le monde matériel. La reconnaissance de la pauvreté, implique la recherche de la richesse, une richesse intellectuelle conduisant à une tolérance universelle.

Les derviches dans le monde turco-perse

Le mot abdal les désigne dans l’alévisme,

Le derviche est initié par un maître (cheikh ou murchid) et participe aux rituels de la confrérie, qui consistent souvent en des invocations répétées du nom de Dieu (dhikr), ou en d’autres pratiques hypnotiques comme la danse ou le chant jusqu’à l’extase mystique, l’anéantissement (fana’).

La confrérie la plus connue est celle des derviches tourneurs en Turquie et en Iran.

Le poète Djalâl ad-Dîn Rûmî, qui était d’origine afghane (il est né à Balkh) et qui vécut de 1207 à 1273, est connu pour ses textes religieux influencés par les styles littéraires derviches. Il fut un chantre (il faisait des louanges) de l’« Amour mystique ». C’est le fondateur de l’ordre des soufis de mevlevi (les soufis de mevlevi sont en réalité les ancêtres les plus proches et les plus directs des actuels derviches tourneurs).

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