Nice – Vieille ville

Balade dans le vieux Nice

Capitale azuréenne des fêtes nocturnes, les ruelles étroites du Vieux-Nice sont animées par des restaurants, bars, pubs et boîtes de nuit. Au matin, le caractère authentique de la ville reprend ses droits et les habitants vont faire leur achats sur le marché du cours Saleya.

La vieille ville a cependant lentement perdu son caractère de village depuis les années 1970, les commerces traditionnels de proximité, en particulier les tripiers autrefois très nombreux, ont disparu, faisant place à ceux destinés davantage aux touristes. On n’y entend presque plus parler niçois alors que la langue locale était très usitée jusque dans les années 1960.

La climatisation Le boulets de canon du centre ville Les îlots

 

 

 

 

La cathédrale Sainte-Réparate

Dans la première moitié du XVIe siècle, une série d’actes entérine le transfert du siège de la cathédrale, depuis la colline du château jusqu’à sainte Réparate. En 1531, l’abbaye Saint-Pons accepte de céder au chapitre cathédral l’église Sainte-Réparate contre léglise paroissiale Saint-Jacques-le-Majeur, appelée aussi chapelle Saint-Giaume, qui est devenue l’église de l’Annonciation dite de Sainte-Rita. Le duc de Savoie approuve cette cession en 1533. L’échange est enregistré sur acte du notaire du 4 novembre 1561. Les moines de Saint-Pons précisent qu’ils ne peuvent être tenus à payer aucune dépense. En 1590, lors d’une cérémonie officielle, sous la présidence de l’évêque Pallavicini et en présence du duc de Savoie, elle est reconnue comme « chiesa-cattedrale ».

Cependant, jugeant l’édifice trop petit, l’évêque Didier Palletis confie en 1649, à l’architecte Jean-André Guiberto (ou Guibert, ou Giovanni Andrea Guiberto), ingénieur militaire niçois, la construction d’un édifice plus en rapport avec l’importance de la ville. À la même époque, cet ingénieur construisait la nouvelle église de L’Escarène. La construction s’est faite suivant un plan basilical en croix latine. La construction débute le 7 janvier 1650 par le chœur. Fin 1651, on en est au transept et à la coupole. Le reste de la construction va être plus lent et dépendre des fonds disponibles. Le campanile est démoli.

Le 18 septembre 1658, la voûte de la nef s’effondre devant l’évêque Palletis qui se blesse à la tête et en meurt quelques heures plus tard.

Les travaux ne reprennent qu’en 1673 avec l’évêque Henri Provana de Leyni. Les travaux sont terminés par l’architecte Marc-Antoine Grigho, originaire du Tessin. Le gros œuvre de la cathédrale se termine entre 1680 et 1682. La décoration du chœur avait commencé en 1655 avec le stucateur lombard Giovanni Pietro Riva et a continué jusqu’à la fin du XVIIe siècle.

La cathédrale Sainte-Réparate est consacrée le 30 mai 1699 par l’évêque Henri Provana de Leyni.

Palais Lascaris et collection instrumentale

Le Palais Lascaris est une ancienne demeure aristocratique de Nice datant de la première moitié du xviie siècle, aujourd’hui un musée des instruments de musique anciens. Situé au cœur du Vieux-Nice, il abrite une collection d’environ 500 instruments, ce qui en fait, d’après la mairie de Nice, la deuxième plus importante collection en France.

Faute de sources documentaires, les architectes du palais ne sont pas connus. Son style architectural est du baroque dit génois.

Musée des instruments de musique anciens.

La collection instrumentale provient surtout du legs d’Antoine Gautier qui prend effet en 1904.

Antoine Gautier est né à Nice en 1825, fils de Joseph Octave Gautier, riche négociant en bois et de Félicité Rossetti fille du préfet Rossetti et petite fille du sénateur Rossetti. Après des études classiques au collège des Jésuites (actuellement lycée Masséna), il devient juriste. Musicien amateur, Antoine Gautier joue le violon et l’alto, et à dix-huit ans il fonde un quatuor avec son frère Raymond, où Antoine tient la partie d’alto. Il aménage son salon de musique ainsi que sa grande collection d’instruments dans sa maison de la rue Papacino.

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