L’église St Julien revisitée par Marcoville pour une exposition exceptionnelle : Lumières célestes

L’artiste verrier Marcoville a installé ses créations dans l’église Saint-Julien de Tours, à l’angle de rue Colbert et de la rue Nationale. Elles nous transportent dans un monde céleste idéal, peuplé d’anges et de poissons, de Vierges à l’Enfant, animé d’arbres, de fruits et de fleurs. Une merveilleuse représentation du paradis, en somme, d’autant plus qu’il travaille dans l’abondance : plus de 50 Vierges, 800 anges et 30 000 poissons !

Marcoville utilise du verre industriel, donc de tonalité verte dans la masse, en plaques, qu’il découpe pour lui donner l’aspect des figures célestes, humaines, ou animales ; qu’il casse en petites briques pour les empiler afin de construire des arbres grandeur nature ou des pommes énormes. Tous ses procédés techniques sont simplissimes mais ingénieux. Il dote le verre de l’aspect de la rouille en l’aspergeant, sous pression, d’eau et de billes métalliques, qui attaquent le verre et le rouillent ; il le peint de couleurs vives et pures ; il le rehausse abondamment d’or, quand il s’agit de Vierges.
Puis il investit des espaces, qu’il magnifie de la plus surprenante façon. 
Tout le monde est séduit, charmé, emporté, des hommes politiques les plus fermés à l’art aux gens du commun qui n’avaient jamais rien vu de tel. Les enfants sont d’autant plus fascinés qu’ils imitent aisément, en carton éventuellement peint, bancs de poissons ou arbres : Marcoville en fait des artistes.
Il a séduit par ses expositions dans de nombreux musées, avec d’autres œuvres, du musée céramique de Sèvres au musée Ariana à Genève, du musée céramique de Rouen au musée du verre d’Ebeltoft au Danemark, pour ne citer qu’eux. 
 
Antoinette Hallé, commissaire de l’exposition « Lumières célestes », conservateur général du Patrimoine, directeur honoraire du musée national de Céramique, Sèvres.



Visiter l’église Saint Julien

Réquiem-para-un-Loco-Réquiem-pour-un-Fou – Ara Malikian

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