Sagrada Familia

La Sagrada Família, Temple Expiatori de la Sagrada Família de son nom complet en catalan, ou Templo Expiatorio de la Sagrada Familia en espagnol (en français : « temple expiatoire de la Sainte Famille ») est une basilique de Barcelone dont la construction a commencé en 1882.

C’est l’un des exemples les plus connus du modernisme catalan et un monument emblématique de la ville. Œuvre inachevée de l’architecte Antoni Gaudi, la Sagrada Família est située dans le quartier du même nom (district de lEixample). L’architecte a conçu une minutieuse symbologie qui fait de cet édifice un poème mystique. Il a également fait preuve de grandes audaces de construction formelle, telles la manière de concevoir la structure d’arc en chaînettenote 1 ou la combinaison des traitements sculpturaux naturalistes et de l’abstraction des tours. Selon les données de l’année 2004, la Sagrada Família est le monument le plus visité d’Espagne, dépassant l’Alhambra de Grenade et le musée du Prado à Madrid : en 2012, elle a attiré plus de 3,2 millions de visiteurs. La partie du monument réalisée du vivant d’Antoni Gaudí, la crypte et la façade de la Nativité, a été déclarée patrimoine de l’humanité par l’Unesco en 2005.

Puisqu’il s’agit d’un temple expiatoire, les travaux sont exclusivement financés grâce à l’aumône. En conséquence, il n’a pas été possible de construire simultanément les différentes parties du monument lorsqu’il l’eût fallu, mais depuis les années 1990, l’affluence de visiteurs et le renom mondial de l’œuvre ont fait évoluer la situation économique.

La basilique a été consacrée par le pape Benoît XVI le . Le siège de l’archevêché de Barcelone est la cathédrale Sainte-Eulalie, édifice construit à l’époque médiévale et situé au cœur du quartier gothique.

Source : Wikipédia

 Un monument spectaculaire, époustouflant, projet datant de 1883 créé par un architecte hors temps, Antoni Gaudi, visionnaire de son oeuvre et conscient qu’il n’en verrait pas l’achèvement (mort en 1926) : dont vous pouvez, vous, privilégiés des technologies récentes, pré-visualiser l’oeuvre finale de Gaudi sur cette vidéo (source : Les bons plans de Barcelone

 

Façade de la nativité

 

 La façade de la Nativité, également dite « du Levant », est la seule à avoir été construite pendant la vie de Gaudí. Les travaux du temple ont continué à partir de cette porte, puisque, comme Gaudí le dit : « […] si au lieu de faire cette façade décorée, ornée, ampoulée, j’avais commencé par celle de la Passion, dure, aride, comme faite d’os, les gens se seraient plaints. »

La façade donne sur la rue Marina, et possède trois grands portails. Ils représentent, de gauche à droite, l’Espérance, la Charité, et la Foi. En plein centre, sur la porte principale et entre les quatre tours, se trouve un cyprès symbolisant l’arbre de la vie. Il est surmonté d’une croix en forme de T : tau. C’est le symbole de Dieu le Père. Deux diagonales le recouvrent en forme de X, chi, symbole du Christ. Enfin, une colonne avec deux ailes ouvertes est une allusion à l’Esprit saint.

Construite entre 1894 et 1932, la façade relate la partie humaine et familiale de Jésus. Gaudí voyait dans la Nativité le symbole de la vie et de la création, inspirant du coup l’ornementation exubérante et chargée. Des animaux et des outils se mélangent aux symboles comme l’arbre de vie, couronné de 21 colombes. Placé sous cet arbre un pélican est représenté, autre symbole de l’Eucharistie.

Source : Wikipédia

 

 

Façade de la Passion
 
Comme pour la façade de la Nativité, la façade de la Passion possède trois portails d’entrée, également dédiés aux vertus théologales. Le porche est fait de six colonnes ressemblant à des os inclinés vers l’intérieur, et est surmonté d’une corniche qui soutient une galerie couverte de dix-huit petites colonnes en forme d’osselets, réalisées en granite de Sidobre par les carrières Plo de Saint-Salvy-de-la-Balme

La façade de la Passion ou « du Ponant » est située rue Sardenya. Pour la concevoir, Gaudí a réalisé en 1917 un dessin où l’on voit également l’ébauche d’un monument à la mémoire de Josep Torras i Bages, évêque de Vic. Gaudí décrivait sa conception de la façade de la Passion dans les termes suivants : « Certains trouveront cette porte trop extravagante ; moi je voulais qu’elle fasse peur, et pour y parvenir, je n’évitais pas les clairs-obscurs, les motifs entrants et sortants et tout ce qui résulte du plus sombre effet. C’est pire. Je suis prêt à sacrifier cette construction, à couper les colonnes pour donner une idée du cruel du sacrifice. » Les travaux des fondations commencent en 1954. 

Les campaniles de la façade ont été achevés en 1976. Les tours sont dédiées à saint Jacques, saint Barthélemy, saint Thomas et saint Philippe. Les statues des saints sont installées au tiers de la hauteur des tours correspondantes. Les deux tours centrales mesurent 112 mètres, les deux autres sont hautes de 107 mètresLa façade a été décorée par Josep Maria Subirachs. De gauche à droite, suivant la forme d’un S, les douze groupes de sculptures de Subirachs s’élèvent sur la façade. 

Source : Wikipédia

 

Façade de la Gloire
 
Les travaux de la façade de la Gloire ont commencé en 2002 et sont peu avancés. Il est prévu que ce soit la plus grande et la plus monumentale des trois. Elle est conçue pour être la façade principale et pour donner sur la nef centrale. Dédiée à la Gloire céleste de Jésus, c’est un chemin montant jusqu’à Dieu : la Mort, le Jugement Final, la Gloire mais aussi l’Enfer. Gaudí n’a fait qu’ébaucher les grandes lignes de cette façade tant il était conscient qu’elle ne serait pas réalisée de son vivant : « Le fragment de la maquette de la façade principale, je ne le terminerai pas et ne le complèterai pas. J’ai décidé de la laisser en chantier pour qu’une autre génération collabore au Temple, comme cela se voit dans l’histoire des cathédrales, dont les façades ont non seulement des architectes différents, mais également des styles différents. »
 
Une étude du maître de 1916 détaille les concepts d’un escalier souterrain passant sous la rue Majorca représentant l’Enfer. L’étude prévoit une décoration à base de démons, d’idoles, de faux dieux, de schismes, d’hérésies, etc. Il est prévu des chapelles munies de deux portes et donnant directement sous le portail principal. Une porte est orientée vers l’intérieur et l’autre vers le cloître. L’iconographie envisagée est inspirée du verset « au travers de la Rédemption jusqu’à la Gloire ».

Les campaniles restant à construire sont dédiés à saint André, saint Pierre, saint Paul, et Jacques d’Alphée.

Source : Wikipédia

 

Les colonnes
 
Gaudi a été le premier à utiliser la forme de la chaînette dans une église (il s’agit du cosinus hyperbolique qui représente la forme que prend une chaîne suspendue entre deux points de même hauteur). La forme utile est obtenue à partir d’une maquette en suspendant des petits sacs chargés de sable à des cordes pour tenir compte des charges ponctuelles sur la colonne. Gaudi prenait ensuite une photo et, en la retournant, obtenait la forme de la colonne. Cette technique, qu’il désigne par néogothique, a l’avantage de ne pas nécessiter des contreforts associés à des piliers souvent massifs pour encaisser la poussée horizontale des voûtes en tête des colonnes. Ici, les efforts de compression restent compris dans la section de la colonne inclinée. Il complète cette technique en ramifiant les colonnes très en dessous des voûtes. Les piliers de la nef centrale ressemblent ainsi à des arbres très légèrement inclinés et qui se ramifient en branches et en feuilles. Les troncs des colonnes intérieures sont réalisés par des intersections successives de polygones en étoile. Ils se terminent par un chapiteau en forme de nœud elliptique d’où sortent des colonnes plus fines qui forment les branches. Les colonnes soutenant le transept et l’abside sont faites de porphyre, un matériau très résistant en provenance d’Iran.
 

Les colonnes intérieures ont diverses symbologies : les quatre de la croisée de transept sont dédiées aux évangélistes, et les douze qui entourent cette croisée sont dédiées aux apôtres. Saint Pierre et saint Paul sont à côté de l’autel. Le reste des colonnes est dédié aux diocèses qui ont continué l’œuvre des apôtres : dans la croisée, ceux de Catalogne (Barcelone, Tarragone, Lérida, Gérone, Vic, Urgell, Solsona, Tortosa et Perpignan), et, dans la nef centrale, ceux du reste de l’Espagne (Majorque, Valence, Saragosse, Grenade, Burgos, Séville, Valladolid, Tolède et Saint-Jacques-de-Compostelle). Les collatéraux (les nefs latérales) sont dédiés aux cinq continents. Chaque colonne porte un saint patron du diocèse qu’elle représente.

 Source :Wikipédia

 

Les voûtes
 
Les voûtes possèdent des clefs de voûte perforées de forme hyperboloïde pour permettre l’arrivée de chaleur naturelle. Un élément central dans la conception gaudienne de la structure architecturale de l’édifice est l’arc en chaînette, également nommé funiculaire de forces, qui est considéré comme l’élément le plus adéquat pour supporter les contraintes. Au moyen de simulations avec plusieurs poly-funiculaires expérimentaux, Gaudí détermine la forme optimale de la structure pour supporter la pression des arcs et des voûtes. L’architecte avait déjà appliqué cette technique dans la crypte de la colonie Güell avant de la mettre en œuvre à la Sagrada Família. Il développe une technique de modélisation respectant les échelles de distances et de poids à partir de fils entrelacés sous lesquels sont suspendus de petits sacs de lests. Les fils ainsi lestés représentent la voûte inversée et reproduisent la forme optimale de la structure en traction. Lors de l’inversion du modèle, c’est-à-dire quand le bas du fil devient le sommet de la voûte, on obtient la structure correspondante pour travailler en compression pour le poids correspondant au lest. Gaudí a nommé cette technique « stéréostatique » ; il écrit à propos de son procédé : “la structure qu’aura la Sagrada Família, je l’ai d’abord expérimentée à la colonie Güell. Sans ce premier essai, je n’aurais pas pu l’adapter au Temple.”.

Gaudí profite de ses expérimentations sur d’autres projets pour incorporer à la Sagrada Família ses innovations les plus réussies : la crypte de la colonie Güell et les galeries et les viaducs du parc Güell ont servi pour adopter de nouvelles solutions architecturales basées sur des hyperboloïdes, des paraboloïdes et des colonnes hélicoïdales. De même, les tours de la Sagrada Família sont inspirées d’un projet non réalisé pour une mission catholique franciscaine à Tanger en 1892 dont était chargé le marquis de Comillas.

Source : Wikipédia

 

Lumières et vitraux
 
Les grandes fenêtres qui forment les murs du temple ont été conçues par Gaudí de formes différentes afin de réaliser une progression entre le style néo-gothique des premiers ensembles et ses derniers travaux reflétant pleinement sa conception de l’architecture et de son projet final.

On peut vérifier que le niveau inférieur au chœur est de style néo-gothique avec des moulures classiques déjà remplacées par des formes arrondies. Cette partie a été dessinée par les architectes aidant Gaudí. Celles qui sont au-dessus des chœurs, jusqu’à 30 mètres dans les collatéraux, sont essentiellement constituées d’hyperboloïdes elliptiques, entourées de quatre cercles sur une frise de section rectangulaire. Ce second type de fenêtres est l’œuvre de l’architecte néo-zélandais Mark Burry qui avait été employé comme stagiaire sur le chantier de la cathédrale de Gaudí de 1979 à 1980, et qui en a fait une étude informatique. Ces fenêtres s’allongent avec un fronton terminal en mosaïque en forme de fruit. Le troisième type de fenêtre en correspondance avec la nef centrale ressemble à la précédente avec l’hyperboloïde elliptique, mais possède seulement deux hyperboloïdes sur les quatre ouvertures rectangulaires. Des éléments étirés et arrondis sur la partie supérieure complètent ces fenêtres. Elles portent en leur centre des lettres du mot Gloriam.

 
Source : Wikipédia

 

Le chœur, l’autel, le ciborium et la coupole
 
 
Comme pour la partie extérieure de l’édifice, l’intérieur a une grande signification religieuse : la coupole de l’abside est couverte d’une mosaïque représentant les habits de Dieu couvrant la voûte céleste. Depuis le triforium supérieur de l’abside tombent sept rayons de lumière qui symbolisent l’Esprit saint. L’autel est démarqué par un arc de triomphe qui porte le calvaire de Jésus, complétant ainsi la sainte Trinité. L’arc triomphal porte le chant du Gloria de la messe, tel un baldaquin couronné par une croix de laquelle sort une figue qui couvre l’ensemble de son ombre, et un lampadaire de cinquante lampes à huile inspiré de la basilique Saint-Jean-de-Latran.
Le ciborium surmonté de la tour de Jésus a été défini ainsi par Gaudí : « le ciborium est l’exaltation du temple. Il a une vie extérieure, il doit donner la lumière de l’autel ; puisque la croisée est le lieu le plus sombre du temple, au-dessus de lui il doit y avoir le couronnement de l’édifice pour accentuer sa forme pyramidale. »
 
Source : Wikipédia

 

La crypte

 

On accède à la crypte par un escalier à gauche de l’abside. Elle est circulaire, de style néo-gothique de 40 × 30 mètres, avec les bords nervurés. La clef de voûte représente principalement l’Annonciation. C’est l’œuvre du sculpteur Joan Flotats i Llucià. Les sept chapelles sont dédiées à l’Immaculée Conception, au Sacré-Cœur et à la famille de Jésus. La chapelle de Joseph est au centre. L’image de saint Joseph est faite dans du bois sculpté par Maximi Sala Sanchez et a été polychromée par le peintre Guixà.

En face se trouvent cinq autres chapelles. Celle du centre contient l’autel principal avec une sculpture de la Sainte Famille. À ses côtés se trouvent la chapelle de la mère de Dieu de Montserrat puis une autre avec un bas relief représentant le Christ en croix, œuvre de Carles Mani i Roig. Cette dernière chapelle contient la sépulture de Josep Maria Bocabella. La chapelle de Notre Dame des Carmes contient la dépouille d’Antoni Gaudí. La crypte est entourée par une mosaïque de style roman réalisée par Mario Maragliano, où sont représentés la vigne et le blé, symboles de l’Eucharistie.

À la suite d’un incendie durant la guerre d’Espagne en 1936, la crypte a dû être restaurée en 1940 par l’architecte Francesc de Paula Quintana. La chapelle baptiste a été le dernier élément de la crypte à être construit en 1958. La crypte sert d’église paroissiale.

Malheureusement nos n’avons pas obtenu l’autorisation de visiter cette crypte.
Source : 
Wikipédia

 

Détails architecturaux

 

Requiem-Op.-48-In-Paradisum Edward-Higginbottom-Choir-Of-New-College-Oxford – Fauré