Le Palais de la Musique

Le palais de la musique catalane (en catalan : Palau de la Música Catalana) est une salle de concert située dans le quartier Saint-Pierre de Barcelone.

C’est l’œuvre de Lluís Domènech i Montaner, l’un des principaux représentants du modernisme catalan. Les travaux se déroulent de 1905 à 1908 et font appel à des structures avancées telles que l’utilisation de nouveaux profils laminaires : il s’agit d’une structure métallique centrale stabilisée par des contreforts et des voûtes d’inspiration gothique. L’architecte innove par l’utilisation de murs-rideaux et fait appel à une grande variété de techniques artistiques : sculptures, mosaïques, vitraux et ferronneries. L’édifice est une commande de l’association « l’Orféo Català » (Orphéon Catalan) qui désire en faire son siège social. Comme pour la construction du Liceu soixante ans auparavant, les fonds proviennent du mécénat : industriels, financiers, notables et amateurs de musique financent la construction.

Source : Wikipédia

 

Façade latérale

 
 
Façade d’origine, détail du groupe de sculptures la chanson populaire catalane de Miquel Blay.
 
La façade latérale est située sur la rue Saint-Pierre à l’intersection avec la rue Amadeu Vives. C’était jusqu’à 1989 le seul accès au Palais.
Elle se termine par le groupe de sculptures la chanson populaire catalane de l’artiste Miquel Blay. Les autres éléments importants de cette façade sont les arcs avec leurs grandes colonnes de briques rouges et décorés de céramiques. À l’intérieur de ces colonnes se trouvent les guichets d’origine. Un balcon fait le tour de la façade au premier étage. Il relie quatorze colonnes groupées par deux et couvertes de mosaïques aux motifs variés. Au deuxième étage, des bustes de musiciens ornent des colonnes. C’est le travail d’Eusebi Arnau. On trouve de gauche à droite : Palestrina, Bach, Beethoven et, après le groupe de sculpture d’angle, le buste de Wagner sur la rue Amadeu Vives. Le grand fronton en mosaïque est signé Lluís Brú et a requis 14 personnes pour sa construction. Il est construit sur la partie supérieure de la façade et porte l’enseigne de l’Orféo catalan.
 

Source : Wikipédia

 

 

Façade principale

 
 
Depuis 1989, la façade donnant rue du palais de la musique sert d’entrée principale au Palais.
 

La façade principale fait appel à une grande variété de matériaux et de concepts. Elle utilise des briques rouges nues, des rambardes de fer forgé, des corniches et des chapiteaux sculptés. Enfin, comme dans le reste de l’édifice, les fenêtres sont faites de vitraux colorés. En regardant cette façade, on trouve sur sa partie droite le bâtiment de service, conçu par les architectes Òscar Tusquets, Lluís Clotet et Carles Díaz entre 1980 et 2000. L’édifice a la forme d’une tour dont la base sculptée fait penser à un grand palmier. C’est par cet édifice que se fait l’entrée des artistes. Sur la partie gauche est installée une sculpture dédiée à Lluís Millet. C’est un bronze signé Jassans de 1991. L’extrémité gauche de cette façade est formée par une rotonde de brique rouge. Elle est supportée par un tronc sculpté d’un bas-relief en forme d’arbre géant. La partie centrale de la façade est entièrement couverte par des panneaux de verre transparents et récents. Ils sont marqués au nom de Palau de la Música Catalana au niveau de l’entrée.

 Source : Wikipédia

 

 

 

Entrée Vestibule

 
 
En entrant par l’ancienne porte de la rue Saint-Pierre, on aperçoit deux grands escaliers qui montent au premier étage. Le plafond du vestibule est décoré avec des moulures en céramiques émaillées qui sont disposées en fleurs. Les escaliers en marbre sont couronnés de grands lustres sur colonnes. La rampe des escaliers est en pierre finement travaillée et est supportée par des balustres en verre jaune transparent. Elle se finit par une boule de céramique décorée avec des fleurs reprenant les motifs du plafond. Cette entrée inspire à l’écrivain Robert Hughes les mots suivants : « Jamais plus on ne construira quoi que ce soit de semblable à Barcelone, que ce soit du point de vue de l’audace conceptuelle, de l’éclat formel, du symbolisme ou des effets décoratifs »
Aujourd’hui, les visiteurs entrent généralement dans le Palais par le foyer, créé en 1989 par la rénovation de Tusquets et Díaz, dans ce qui était le siège de l’Orféo Catalan. L’espace du foyer est plus sobrement décoré que le reste du Palais, ses voûtes en briques sont ornées de fleurs en émail vert, rose et jaune. À son côté, entre les piliers massifs en brique se trouve un bar. Il est éclairé depuis le fond par des vitraux suspendus au plafond. Un cube en verre dans le vestibule porte l’emblème de l’Orféo Catalan brodé dans le tissu dans le style moderniste
 
Source : Wikipédia

 

 

La salle Lluís Millet

 
 
La salle Lluís Millet située au premier étage avant la salle de concert et est nommée en hommage au chef d’orchestre et fondateur de l’Orféo Català. Elle est conçue comme une salle d’attente ou de repos éclairée par un imposant lustre moderniste de fer. Doménech i Montaner s’est personnellement mêlé de la réalisation de ce luminaire et, avec une grande maîtrise de l’aspect théorique, il a donné de véritables leçons aux artisans forgerons durant les travaux du Palais. La salle est décorée avec les bustes de musiciens (Lluís Millet, Amadeu Vives, Pablo Casals, Eduard Toldrà, Just Cabot et Rosa Sabater) et des toiles modernistes peintes par Joan Brull i Vinyoles qui représentent des personnages féminins.
L’usage des vitraux à des fins décoratives est habituel dans le style moderniste. Domenech i Montaner les utilise dans tous ses édifices. Cependant, dans le cadre du Palais de la musique, ceux-ci ont également un rôle architectural qui nécessite une symbiose parfaite entre l’architecte et le vitrier Antoni Rigalt i Blanch.
Les portes en verre sont faites de vitraux aux thèmes floraux. C’est également le cas de la longue fenêtre qui sépare cette salle de la terrasse. Celle-ci est faite de verres transparents dans ses parties hautes et de verres colorés avec des motifs à fleurs dans ses parties basses. Sur le verre transparent court une frise. Ce sont des vitraux imitant les mosaïques. Sur la terrasse se trouvent des colonnes qui donnent sur la rue Saint-Pierre. Elles sont décorées avec des mosaïques en céramique.
 
Source : Wikipédia

 

 

La salle de concert

 
 
 
L’accès à la salle de concert depuis le premier étage produit un grand effet théâtral. On passe de l’espace obscur des couloirs à une explosion de lumières et de couleurs données à la salle par les vitraux. De chaque côté, les deux balcons de sièges sont organisés en plateaux, les colonnes sont décorées avec des mosaïques colorées, et les plafonds avec des roses rouges et blanches en céramique. Au fond du second balcon, les colonnes soutiennent de chaque côté des arcs en ogives. Elles se terminent en mosaïques en demi-cercle qui représentent des queues de paons royaux.
Les vitraux sont utilisés pour différencier les différents espaces de la salle en complément des éléments maçonnés. Le grand rideau de verre de la salle de concert assure à ce titre l’une des fonctions principales en tamisant la lumière extérieure. C’est le plus important ensemble de vitraux en termes de taille et de luminosité. Sont installés sur deux fenêtres, des murs latéraux et séparés de chaque côté par quatre colonnes de cinq vitraux formés de grandes ensembles plaques de verre dépoli sur une face liées au plomb. Celles-ci sont roses et représentent des guirlandes de feuilles et de fleurs qui passent d’une fenêtre à l’autre en enlaçant des motifs héraldiques : les armes de Catalogne et la croix de saint Jordi. Dans les parties hautes, à côté des arcs de style Tudor, on voit une frange de vitres hexagonales de tons ocre pâle et gris à la façon d’une mosaïque. Au premier étage, on retrouve les guirlandes de fleurs liées avec du verre bleu. Dans les balcons les motifs sont de verre rose avec une frise florale sur la partie supérieure.
Au centre du plafond, la coupole de vitraux est l’œuvre de Antoni Rigalt i Blanch. Elle est éclairée par de la lumière naturelle de jour, et est équipée d’un éclairage électrique pour les nuits. Elle est conçue en son centre en forme de sphères inversées représentant un grand soleil or et ocre. Les couleurs se dégradent peu à peu vers le blanc et bleu clair — couleur du ciel — avant de dessiner des bustes de femmes. Ce sont deux rangées concentriques de bustes. Les premiers sont dans des tons bleu clair et mauve, la seconde rangée, de couleur bleu sombre et vert clair. Les visages sont gris et portent un diadème orné avec des couleurs plus vives. La lumière qui résulte de la fusion des teintes dorées du plafond avec le rose des fenêtres latérales donne à la salle de spectacle une clarté unique et mystérieuse.
Les jeux de couleurs entre les différents espaces séparés avec des portes de verre assure une visualisation globale de l’ensemble. La salle de concert est le seul auditorium en Europe à n’être éclairé pendant la journée que par la lumière naturelle.

« La salle de concert est la plus belle au monde (…) sans exagération. C’est l’un des plus importants trésors de l’architecture. »   David Mackay   (cité dans Carandell)

Source : Wikipédia

 

La scène

 
   
 

La scène mesure onze mètres de large. À son entrée se trouve le groupe de sculptures commencé par Diego Massana Majò et continué par Pau Gargallo. Il représente à droite le buste de Beethoven flanqué de deux colonnes doriques sous la cavalcade des Walkyries. C’est un hommage à la musique de Wagner très apprécié dans la Barcelone du début du XXe siècle, au point qu’une association en son honneur est créée en 1901. La représentation de la musique catalane est faite sur le côté gauche. On y trouve le buste de Josep Anselm Clavé sous un grand arbre au pied duquel se trouvent un groupe de chanteurs. Les dimensions de ces deux groupes de sculptures font que leurs parties supérieures se touchent presque.

La scène est un hémicycle au fond de laquelle se trouvent dix-huit muses modernistes. Les troncs et les visages sont sculptés en relief, alors que les bas des corps sont en mosaïques de couleurs, de telle façon à faire croire qu’elles sortent du mur en dansant. Les muses sont de Eusebi Arnau et les robes de céramique sont signées Mario Maragliano et Lluís Bru. Chaque muse porte un instrument de musique différent. Le fond est fait de carreaux rougeâtre irréguliers duquel se détachent les portes des artistes. Au centre de la scène, entre les muses, se trouve l’emblème de l’Orfeo Catalan dessiné par Antoni Maria Gallissà. Il est entouré de symboles médiévaux sur fonds bleu, toujours faits à base de mosaïques. L’emblème est visible depuis toute la salle.

Sur la partie supérieure de cet hémicycle, au-dessus des muses, on trouve la suite des vitraux latéraux de la salle avec les mêmes motifs floraux. Il y a six verrières.

L’orgue : La compagnie E.F. Walcker & Cie de Ludwigsburg a fourni en 1908 les orgues du Palais de la musique. Le premier concert d’orgues a été donné la même année par Alfred Sittard, organiste de la cathédrale de Dresde. Les orgues ont été restaurées en 2003 grâce au mécénat et à la campagne adoptez un tuyau d’orgue.

 
Source : Wikipédia

 

Tritsch-Tratsch-Polka – Strauss- Herbert Von Karajan

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