Montbazon

En 991, les moines de Cormery se plaignent auprès du roi que Foulques Nerra, comte d’Anjou (devenu comte d’Anjou dès 987 alors qu’il n’a que 17 ans), construit une forteresse sur leur terre de Montbazon. Dès 994, l’imposant donjon domine ce point stratégique de l’Indre témoignant des luttes acharnées opposant le Faucon Noir aux puissants comtes de Blois : la construction d’une ceinture de forteresses en cette fin de Xe siècle devait lui permettre de s’assurer le contrôle de toute la Touraine.

Dès 997, le donjon passe aux mains des adversaires de Foulques, qui devra attendre 40 ans pour réussir à le reprendre, quelques années avant sa mort en 1040.

En 1175, Henri II Plantagenêt lance d’énormes travaux d’agrandissement avec la construction de la tour ronde de l’entrée ainsi que des murailles. Ces constructions sont réalisées avec la pierre brute extraite directement du plateau calcaire supportant le donjon. Cela permet donc en même temps de créer un ravin défensif.

La forteresse sera ensuite prise par le roi de France Philippe Auguste, au début du XIIIe siècle

Durant, la guerre de Cent Ans, le , lors de la chevauchée du Prince noir celui-ci passe la nuit au château.

En 1425, un deuxième château est construit en face du vieux donjon. Ce château-neuf sera démoli sans arrière-pensée en 1746 et ses restes servent de remblai pour consolider la route d’Espagne (actuelle N10).

Érigé en duché pairie pour Louis VII de Rohan Guéméné au XVIe siècle.

Le donjon lui-même a échappé à la destruction car il a été habité jusqu’en 1725. Ses étages ainsi que le petit donjon attenant s’effondrent en 1791 et la municipalité autorise la destruction de l’ensemble.

En 1797, le mur est sectionné sur toute sa hauteur par la foudre : la fissure est toujours visible.

Le bâtiment est alors relégué au simple rôle d’entrepôt et son sommet accueille l’installation entre 1823 et 1852 d’un télégraphe Chappe.

En 1860, le site est acheté par un mécène et restauré de manière à pouvoir y installer en 1866 une statue de la Vierge haute de 9,5 mètres, subventionnée par l’impératrice Eugénie, femme de Napoléon III.

La ville fut un temps connue pour ses embouteillages, la Nationale 10 (route reliant Paris à la côte Atlantique), la traversant en formant un goulet d’étranglement entre le pont sur l’Indre au nord et la côte du donjon au sud.

Aujourd’hui, il ne reste que des ruines de ce qui fut un grand château. (Source : Wikipédia)

Voir aussi sur Montbazon : LA FORTERESSE DU FAUCON NOIR