Le Château de Langeais

Très bien conservé et peu remanié, le château de Langeais est un bel exemple d’architecture de la fin de la période médiévale, caractérisé par son pont-levis, ses hautes toitures, ses mâchicoulis, son chemin de ronde et ses cheminées monumentales finement sculptées ; Langeais est en fait à la charnière entre Moyen Âge et Renaissance, sa façade ouest, côté jardin, offrant un tout autre visage, marqué par des décorations de type Renaissance.

Cet ensemble comprend quinze salles meublées et décorées dont la « salle des Preux » et sa collection unique de tapisseries des XVe et XVIe siècles ; y sont notamment exposées sept pièces (sur neuf) de la célèbre tenture ou suite des Preux (Aubusson ou Felletin, 1525-1540), qui aurait été réalisée pour Pierre Paien (ou Payen), seigneur protestant de Chauray en Poitou ; Jacques Siefgried l’acquit en 1892 par un courtier ou intermédiaire local à un médecin de Saint-Maixent-l’École dans les Deux-Sèvres.

En 2003 l’antiquaire Jacqueline Boccador présentait dans son magasin parisien un Alexandre Le Grand (2,80 mètres x 3 mètres – dimensions différentes des tapisseries La Palice) de la série “commandée par Pierre Paen (sic), lieutenant sénéchal en Poitou en 1531, provenant de l’atelier de Felletin dit de la Marche” (“L’Estampille – L’Objet d’art” n°381/juin 2003 p. 28 – arch. pers.).

La série de Langeais est la plus complète connue; deux pièces 4 x 3,80 mètres d’une autre série provenant du château auvergnat de Madic aux armes Chabannes-Blanchefort sont exposées dans celui de La Palisse, où les six présentes à la Révolution furent volées puis retrouvées en 1880 et replacées dans cette demeure…où quatre d’entre elles furent à nouveau volées le 1er novembre 1977Six pièces d’une autre tenture, faite vers 1385 pour le duc Jean de Berry dont elles portent les armes, sont exposées au musée des Cloîtres de New-York (don Rockfeller de 1947).
L’extérieur du château est également intéressant avec en particulier le belvédère sur la Loire et une cabane perchée dans un immense cèdre du Liban. Pour certains, les deux murs en équerre qui se dressent derrière le château de Louis XI seraient les vestiges d’un domicilium transformé en donjon. Celui-ci est équipé d’un échafaudage médiéval en bois avec ses engins de levage, dans le style de l’époque. Plus d’infos… (source Wikipédia)

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